Comme vous le savez, nous découvrons de plus en plus de planètes au-delà de notre système solaire en orbite autour d’autres étoiles. La liste grandit de jour en jour et il se peut que dans les prochaines années ce nombre d’exoplanètes atteint plusieurs milliers voir plus.

Distribution des exoplanètes par masse et par taille de l'orbite

Distribution des exoplanètes par masse (par rapport à la Terre) et par taille de l'orbite (en UA) - source : NASA

Parmi toutes ces planètes, il faudra faire le tri dans notre recherche de vie extraterrestre et établir un « casting » avec des critères définis. Actuellement ces critères sont conditionnés par la ressemblance avec notre planète Terre. En effet, jusqu’à maintenant nous ne connaissons qu’un seul modèle de vie et c’est le notre. Aussi, nous sommes au moins sûr qu’une planète répondant à tous les critères terrestres où s’en rapprochant aura toutes les chances de développer la vie.

Toutefois, un astrobiologiste du nom de Dirk Schulze-Makuch, de l’Université d’Etat de Washington des Sciences de la Terre, pense que rechercher des planètes de type terrestre uniquement est trop réducteur car d’autres formes de vie plus exotiques seraient susceptibles de se développer dans d’autres environnements.

Dirk Schulze-Makuch

Dirk Schulze-Makuch

Par exemple, des formes de vie pourraient se développer dans un autre solvant que l’eau, comme dans les lacs d’hydrocarbure de Titan. Des planètes errantes n’orbitant pas autour d’une étoile pourraient être propices à la vie.

Certes, rechercher des planètes de type terrestre permettrait d’obtenir des résultats plus efficaces. Toutefois en nous limitant à ces critères, nous pourrions passer à côté d’une découverte capitale.

C'est pourquoi une équipe de chercheurs internationale (NASA, SETI, centre aérospatial allemand et quatre autres universités), a dressée deux listes de mondes extraterrestres habitables en utilisant deux systèmes de classification différents :

  • l'un basé sur l’Indice de Similarité à la Terre (ESI) : prend en compte des facteurs tels que la taille, la densité, la distance par rapport à l’étoile parente ;
  • l'autre basé sur l’Indice d’Habitabilité Planétaire (PHI) : prend en compte des facteurs tels que le type de surface (rocheuse, glacée, etc.), l’existence d’une atmosphère ou d’un champs magnétique, la composition chimique (présence de composés organiques), les solvants liquides (nécessaires aux réactions chimiques) et les sources d’énergie (étoile ou interactions gravitationnelles entre deux corps causant un échauffement interne de la planète ou de la lune).

En utilisant l’indice ESI, on obtient le classement suivant:

  • Terre - 1.00
  • Gliese 581g - 0.89
  • Gliese 581d - 0.74
  • Gliese 581c - 0.70
  • Mars - 0.70
  • Mercure - 0.60
  • HD 69830 d - 0.6055
  • Cnc c - 0.56
  • Lune - 0.56
  • Gliese 581e - 0.53

Si on omet la Terre (bien entendu) Gliese 581g est en tête de liste de ce classement avec une note de 0,89.

Vue d'artiste de Gliese 581 g - Lynette Cook - NASA

Vue d'artiste de Gliese 581g

En utilisant l’indice PHI, on obtient le classement suivant:

  • Terre - 0.96
  • Titan - 0.64
  • Mars - 0.59
  • Europe - 0.49
  • Gliese 581g - 0.45
  • Gliese 581d - 0.43
  • Gliese 581c - 0.41
  • Jupiter - 0.37
  • Saturne - 0.37
  • Vénus - 0.37

De la même manière, Titan, une lune de Saturne, est en tête de liste de ce classement avec une note de 0,64.

Titan - Sonde Cassini - NASA

Titan vu par la sonde Cassini

caruxan

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Sources :

http://astrobio.net/pressrelease/4355/habitable-does-not-mean-earth-like

http://au.ibtimes.com/articles/271873/20111223/top-et-friendly-moons-planets-listed.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Titan_in_natural_color_Cassini.jpg

http://www.nasa.gov/topics/universe/features/gliese_581_feature.html

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