Technologie de la nature et technologie des hommes

Ci-dessous à gauche : le schéma d’un flagelle bactérien qui est un organe permettant à certaines bactéries de se mouvoir. Ci-dessous à droite : schéma d’un moteur électrique de courant continue.

Flagelle bactérienMoteur électrique

Ci-dessous à gauche : schéma représentant la rétine humaine. Ci-dessous à droite : schéma électrique.

RetineSchema électrique

Dans les 2 cas ci-dessus, on constate rapidement que les structures fabriquées par la nature ressemblent étrangement aux structures artificielles que nous construisons.

Si certaines structures de la nature ressemblent étrangement à certaines structures construites par l’intelligence humaine, on pourrait naturellement se demander si ces structures naturelles n’ont pas été conçues par une quelconque intelligence autre que la notre, extraterrestre par exemple ?

Cette idée selon laquelle il y aurait un Concepteur s’appelle le Dessein Intelligent. Cette théorie a fait débat en 2005 aux Etats-Unis, lorsqu’il s’agissait de savoir s’il fallait l’enseigner dans les écoles, car elle s’oppose à la sacro-sainte et indétrônable théorie de l’évolution des espèces de Charles Darwin.

Le Darwinisme

Charles Darwin (photo ci-dessous), était un naturaliste anglais. Il a formulé sa théorie dans son livre intitulé « De l’origine des espèces », en 1859.

Charles Darwin

Sa source d’inspiration a sûrement était son intérêt pour l’élevage des pigeons et notamment sur le fait que certains éleveurs, à force de croisements, arrivent à obtenir de nouvelles races de pigeons (c’est la même chose pour tous les animaux domestiques).

Charles Darwin a visité les différentes Iles des Galápagos et sur chacune y a vu des pinsons avec des formes de bec différentes.

Il en est arrivé à la conclusion que seuls les pinsons avec une forme de bec, leur donnant un avantage de survie dans leur environnement, subsistent. Les autres, étant désavantagés, disparaissent.

Comme le montre la photo ci-dessous, le bec pointu et étroit de Geospiza olivacea lui permet de se nourrir d'insectes, alors que Geospiza magnirostris a un gros bec adapté à la casse de solides graines.

Pinçons de Charles Darwin

Pour Charles Darwin, lors du processus de reproduction, la nature fait des erreurs et produit ainsi d’infimes variations dans une espèce.

Si cette variation est un avantage pour l’espèce, afin de s’adapter dans son environnement, alors cette variation est conservée. Sinon elle disparaît. C’est ce que l’on appelle la sélection naturelle.

Au fil du temps, de variation en variation aléatoire, petit à petit et très lentement, l’espèce évolue sous les lois de la sélection naturelle.

Ainsi, les amibes auraient évolué, petit à petit et lentement, pour en arriver à l’homme, sommet de l’évolution.

Certaines espèces ont un ancêtre commun et certains de ces ancêtres communs, eux aussi, ont un ancêtre commun entre eux, et ainsi de suite, comme le montre la gravure de l’arbre évolutionnaire d’Enrst Haeckel ci-dessous.

Tree_of_life_by_Haeckel

C’est ça le Darwinisme !

Seulement, quand on y regarde de plus près, à une échelle cellulaire voir moléculaire, la théorie semble avoir ses limites ….

L’ADN

Au cœur des cellules vivantes, il y a le noyau qui protège la fameuse molécule d’ADN.

L’ADN contient toute l’information génétique de la cellule, lui servant de « plan » pour fabriquer l’ensemble des protéines nécessaires à sont fonctionnement et à sa structure.

L’ADN a une forme d’hélice constituée de 2 brins (structure de la molécule ci-dessous).

ADN

 

Chaque brin est constitué d’une série de nucléotides et chaque nucléotide comporte une base azotée.

Il existe 4 bases azotées:

  • l’Adénine (A)
  • la Thymine (T)
  • la Cytosine (C)
  • la Guanine (G)

Les bases d’un brin s’associent aux bases de l’autre brin de façon à former la fameuse double hélice. Toutefois, elles ne s’associent pas n’importe comment : l’Adénine s’associe à toujours à la Thymine et la Cytosine à la Guanine (voir schéma ci-dessous).

Nucléotides

Toute le code génétique repose donc sur la répétition des combinaisons de ces 4 lettres uniquement : A, T, C et G.

Fabrication d’une protéine :

Un des arguments du Dessein Intelligent et que la vie est si complexe qu’elle ressemble à s’y méprendre à une machinerie (voir schéma d'une cellule ci-dessous).

 

1. Nucléole Biological cell.svg
2. Noyau
3. Ribosome
4. Vésicule
5. Réticulum endoplasmique rugueux (granuleux)
6. Appareil de Golgi
7. Microtubule
8. Réticulum endoplasmique lisse
9. Mitochondrie
10. Lysosome
11. Cytoplasme
12. Peroxysome
13. Centrosome

 

Prenons le cas de la fabrication d’une protéine. La fabrication d'une protéine, c'est comme la fabrication d'une voiture dans atelier de construction automobile !

Une machine moléculaire, appelée l’ARN polymérase (en bleu ci-dessous), sépare les 2 brins de l’ADN et copie les instructions d’un brin d’ADN (en vert) pour créer une molécule d’ARN messager (en jaune)

ARN polymérase

L’ARN messager sort du noyau en passant par un sas au travers de la membrane du noyau (schéma ci-dessous).

ARN messager

L’ARN messager (en bleu ci-dessous) se dirige vers un ribosome (en marron ci-dessous) qui contient une chaîne de montage moléculaire.

Synthèse peptide

Sur la chaîne, des acides aminés (boules roses séparées sur le schéma ci-dessus) sont apportés par d’autres machines moléculaires appelées des ARN de transport (en jaune ci-dessus).

Une séquence d’acides aminés (collier de perles en rose ci-dessus) est montée et, une fois terminée, quitte le ribosome et se dirige vers une machine en forme de tonneau (feuillets bêta) qui va lui donner une forme.

Sans forme sa forme tridimensionnelle, la protéine n’existe pas car elle ne peut pas assurer la fonction que la forme lui confère.

Pour obtenir cette forme, la chaîne d’acides aminés s’enroule sur elle-même comme une pelote de laine.

Une fois terminée, la protéine fabriquée sort du tonneau et est transportée par une dernière machine moléculaire sur son lieu d’utilisation (ci-dessous un schéma de protéine).

Protéine

Une multitude de machines moléculaires entrent en jeu dans ce processus de fabrication.

Complexité irréductible, preuve du Dessein Intelligent

Un autre argument du Dessein Intelligent est le concept de "complexité irréductible".

En 1990 William Dembski (photo ci-dessous), mathématicien, philosophe et théologien, développe ce concept qui est l’argument pilier de la théorie du Dessein Intelligent.

Dembski_head_shot

En quoi cela consiste-t-il ? Pour expliquer ce concept il faut s’appuyer sure l’exemple du flagelle bactérien vu au début.

Pour obtenir un flagelle bactérien, une quarantaine de gènes entrent en action afin de fabriquer toutes les protéines nécessaires à la constitution du flagelle.

D’après les théoriciens du Dessein Intelligent le flagelle bactérien est un système d’une complexité irréductible, c'est-à-dire que s’il l’on retire l’un de ses constituants, il ne peut plus assurer sa fonction.

Par analogie, on prend souvent l’exemple plus concret de la tapette à souris qui est constituée d’une base, d’un déclencheur, d’un ressort et d’un arceau. S’il manque un seul de ces éléments, la tapette ne peut fonctionner.

Tapette à souris

Le système biologique du flagelle est trop complexe pour être le résultat d’une évolution darwinienne parce qu’il ne peut évoluer d’un système plus simple.

Si un système plus simple existe, il ne fonctionne pas et ne donne donc pas d’avantage. La sélection naturelle devrait normalement le supprimer, sans qu’il puisse passer aux étapes suivantes d’évolution vers le système irréductible du flagelle.

Comme l’écrit Darwin lui-même, et c’est le fondement de sa théorie : « La sélection naturelle scrute les plus minutieuses variations, rejetant les mauvaises, mais préservant et cumulant les bonnes »

Comment le flagelle a pu partir d’un système plus simple ? Cela est le signe d’une conception intelligente selon William Dembski.

L’évolution naturelle de la chimie vers la vie semble impossible

L'autre argument en faveur du Dessein Intelligent est celui de l’origine même de la vie.

La vie est-elle le fruit d’une évolution des éléments chimiques ?

Il n’ y a pas de vie sans cellule qui se reproduit. Pour que la première cellule autorépliquante puisse apparaître, il faut que les acides aminés s’assemblent entre eux pour former des protéines, et que ces protéines forment la première cellule vivante.

Il existe une vingtaine d’acides aminés dans la nature servant à la fabrication des 30 00 protéines existantes et nécessaires à la vie.

Or, les protéines ne peuvent s’assembler sans l’intervention d’une information génétique (l’ADN) comme le prouve l’expérience de Miller.

En 1953 Stanley Miller (ci-dessous) tente de démonter que la vie est d’origine chimique.

Stanley Miller

Il tente pour cela de reconstituer les conditions de l’atmosphère terrestre dans la période où la vie est apparue sur Terre pour la première fois : eau (H2O), méthane (CH4), ammoniac (NH3) et dihydrogène (H2).

Cette soupe primitive (gazeuse) est confinée dans un premier ballon en verre.

Dans un second ballon, relié au premier en circuit fermé, on fait chauffer de l’eau, ce qui provoque de la vapeur d’eau.

La vapeur d’eau se refroidit, se condense et retombe dans le ballon d’eau d’origine afin de reconstituer le cycle de l’eau, comme sur la Terre.

Des étincelles sont produites grâce à deux électrodes afin de simuler les éclairs, comme le montre le schéma ci-dessous :

Expérience de Miller

Résultat de l’expérience : aucun ADN, aucun ARN, ni aucune protéine n’ont pu être obtenus après maintes essais.

La vie, technologie extraterrestre ?

Enfin, les probabilités semblent contre la théorie de Darwin.

Assembler l’information génétique, elle-même, nécessaire à la constitution de l’être vivant le plus rudimentaire qu'il soit, reviendrait à mélanger toutes les lettres d’une œuvre de Shakespeare, par exemple, et à effectuer plusieurs tirages en vue d’obtenir un tirage restituant l’intégralité du livre, avec toutes les lettres dans le bon ordre.

Le probabilités de faire un bon tirage semblent quasiment nulles, même sur plusieurs milliards d’années d’évolution chimique.

Comment l'ADN a-t-il pu se constituer il y a 3,5 et 3,8 milliards d’années, suivant la théorie de l’évolution de Charles Darwin ?

Qui donc a créé la première cellule vivante ? Qui aurait la technologie pour assembler une cellule vivante atome par atome afin d’en constituer toute la machinerie complexe ? Une civilisation plus avancée que la notre maîtrisant la nanotechnologie ?

La vie telle que nous la connaissons est-elle la norme ? Pourquoi ne serait-elle pas une technologie de systèmes autorépliquants et évolutifs, construits par une civilisation autre que la notre?

Livres à lire :

« Au-delà de Darwin » de Jean Staune (2009)

« La boîte noir de Darwin » de Mickaël J. Behe (2009)

Film à voir :

http://www.tagtele.com/videos/voir/64746

caruxan

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Sources :

http://www.tagtele.com/videos/voir/64746

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_désoxyribonucléique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_ribonucléique_messager

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cellule_(biologie)

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