DES CHIFFRES VERTIGINEUX !

Notre galaxie, la Voie Lactée, est immense avec son nombre d’étoiles estimé entre 200 et 400 milliards. Son diamètre est de 100 000 années-lumière, c'est-à-dire que la lumière met 100 000 ans pour aller d’un bout à l’autre. Imaginez ce que peut représenter ce nombre.

 Myriades d'étoiles

Notre Soleil est une étoile parmi tant d’autres, perdu dans cette immense galaxie qu'est la Voie Lactée. 

Voie Lactée

Notre galaxie est très ancienne : 13,2 milliards d’années ! Notre Soleil est lui aussi très ancien avec ses 4, 5 milliards d’années et arrivera en fin de vie dans 5 milliards d’années environ.

 Cycle de vie du Soleil

Tous ces chiffres sont vertigineux !

Cela nous amène a considérer que mathématiquement la vie a de forte probabilités d’exister et pourquoi pas la vie intelligente parmi cette immensité d’espace-temps.

L’EQUATION DE DRAKE

C’est ce que pensait le Dr Frank Drake, célèbre astronome et astrophysicien américain qui a présenté sa célèbre équation en 1961, sur laquelle s'est appuyé pour son lancement le programme de recherche d'intelligence extraterrestre SETI.

Frank Drake

Frank Drake a fondé le programme SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) en 1961.

Ce programme regroupe plusieurs projets (une centaine environ à ce jour) qui consistent à analyser le spectre électromagnétique grâce à des radiotélescopes à la recherche de signaux artificiels qui pourraient par conséquent être émis par des intelligences extraterrestres.

L'équation de Drake (ci-dessous) est simple. Elle consiste à multiplier entre eux un certain nombre de facteurs afin de déterminer le nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec lesquelles nous pourrions entrer en contact.

N = R x fp x ne x fl x fi x fc x L

  • N est le nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec lesquelles nous pourrions entrer en contact

800px-Galaxymap_p1

  • R est le nombre d'étoiles en formation par an dans notre galaxie

Cone Nebula

  • fp est la fraction de ces étoiles possédant des planètes

Système solaire

  • ne est le nombre moyen de planètes par étoile potentiellement propices à la vie

The_Earth_seen_from_Apollo_17

  • fl est la fraction de ces planètes sur lesquelles la vie apparaît effectivement

Deinococcus_radiodurans

  • fi est la fraction de ces planètes sur lesquelles apparaît une vie intelligente

435px-Alien

  • fc est la fraction de ces planètes capables et désireuses de communiquer

USA

  • L est la durée de vie moyenne d'une civilisation, en années

705px-Operation_Upshot-Knothole_-_Badger_001 

En utilisant cette équation, les résultats peuvent donner de 0 jusquà des milliers de civilisations extraterrestres. Cette énorme fourchette de résultats s’explique par l’incertitude de la plupart des paramètres de l’équation. Les paramètres et R peuvent être estimés. On commence à avoir une vague idée du paramètre fp grâce au télescope Kepler qui commence à répertorier les exoplanètes. Pour les autres paramètre, ce n'est que suppositions.

LA SIMULATION DE DUNCAN FORGAN

Duncan Forgan, un astrophysicien de l’Université d’Edinburgh a estimé qu’il pourrait y avoir entre 361 et 37 964 civilisations extraterrestres dans notre galaxie. Pour arriver à cette conclusion, Duncan Forgan a créé un modèle statistique et informatique de notre galaxie.

Il a pris en compte :

  • les connaissances actuelles sur les exoplanètes ;
  • les 3 hypothèses suivantes :
    • le premier où la vie est difficile à apparaître mais qu’une fois apparue elle se développe facilement (résultats : 361) ;
    • le deuxième où la vie apparaît facilement mais est peu résistante rendant ainsi difficile son développement vers une forme de vie intelligente (résultats : 31 513) ;
    • la troisième suppose le transfert des organismes vivants d’une planète à une autre lors des collisions d’astéroïde suivant la théorie de la panspermie (résultats : 37 964).
  • l’hypothèse de zones habitables :
    • la « zone habitable stellaire » (zone du système stellaire où l’eau liquide peut exister sur une planète) ;
    • la « zone habitable galactique » (zone galactique loin des explosions d’étoiles du centre galactique mais pas trop éloignée du bord galactique où les matériaux nécessaires à la vie sont rares).
  • l'hypothèse que l’évolution de la vie sur terre est une situation moyenne.

Son étude est sérieuse et ses travaux ont d’ailleurs été publiés en 2009 dans le journal scientifique « International Journal of Astrobiology ».

LES MOYENS TECHNIQUES DU SETI

Allen Telescope Array : observatoire situé en Californie, est constitué de 42 antennes. Son nom a été attribué en l'honneur de Paul Allen, co-fondateur de Microsoft et principal mécène de ce projet. L'observatoire est opérationnel depuis 2007 mais suite à des restrictions budgétaires fédérales, le télescope a été placé en hibernation par le SETI Institute en avril 2011 pour une durée non spécifiée. 

ATA

SETI@home : Programme qui consiste à utiliser la puissance de calcul de milliers d’ordinateurs de particuliers connectés à Internet grâce à un logiciel développé en 1999 par l’Université de Berkeley (le calcul est distribué). Le logiciel peut être téléchargé depuis Internet. Les données sont fournies par les observations faites par le radiotélescope d'Arecibo à Puerto Rico. Le calcul est transparent pour les utilisateurs d’ordinateur qui contribuent ainsi au projet.

Arecibo_naic_bigSETI@home

Green Bank : nouveau projet de recherches de l'Université de Berkeley qui consiste à pointer le radiotélescope de Green Bank, en Virginie occidentale, vers une région du ciel où 86 exoplanètes ont été choisies parce qu'elles orbitent dans la zone habitable de leur étoile (exoplanètes détectées par la mission Kepler). L’observatoire recherchera sur une plus large plage de fréquences et un plus grand nombre de types de signaux. Les données de l’observatoire seront exploitées par les 1 millions d’utilisateurs de SETI@home.

GBT

BILAN DU PROGRAMME SETI

Depuis cinquante ans que le programme SETI existe, aucun signal de civilisation extraterrestre n’a été détecté de manière concluante, excepté peut-être le signal baptisé «Wow!».

Le signal « Wow ! », correspondant aux critères de recherche définis par le SETI, a été détecté le 15 août 1977 par l'astrophysicien Jerry R. Ehman par le radiotélescope «The Big Ear» de l'université de l'État de l'Ohio. Le signal a duré 72 secondes et n'a plus été détecté depuis. Ehman a entouré au stylo le passage correspondant sur la sortie imprimée :

Signal Wow

Autre ombre au tableau, le SETI est confronté à des problèmes de financement. En 2011, il n'y a pas de fonds gouvernementaux consacrés à la recherche SETI. C’est grâce aux dons privés que la recherche SETI continue.

caruxan

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Sources :

http://en.wikipedia.org/wiki/Drake_equation

http://ovnis-usa.com/2011/06/21/le-programme-seti-est-relance/

http://www.news.com.au/technology/sci-tech/green-bank-telescope-to-search-space-for-alien-life/story-fn5fsgyc-1226056865616

http://news.bbc.co.uk/2/hi/7870562.stm

http://www.cyberpresse.ca/sciences/astronomie-et-espace/200903/05/01-833738-les-mathematiques-extraterrestres.php

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